Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 10:14

offres d'emploiLe taux de chômage n'a cessé au cours des derniers mois de baisser en Suisse : 3.8% en janvier 2011, 3.6% en février, 3.4% en mars, 3.1% en avril, 2.9% en mai, 2.8% en juin [la photo provient d'ici].

 

Certes les différentes régions de la Suisse ne sont pas logées à la même enseigne. Le taux de chômage le plus élevé se trouve à Genève (5.8%) et le moins élevé dans les cantons dits primitifs (0.7%). Mais le taux est en baisse partout.

A cette exception helvétique, taux de chômage bas et en diminution, il y a plusieurs raisons :

- l'économie est plus libérale que dans les autres pays dits riches
- la résiliation d'un contrat de travail y est plus facile
- l'indemnisation du chômage y est de plus courte durée et y répond à des critères plus étroits
- il n'existe pas de salaire minimum.

 

Lire la suite ici, sur l'excellent blog de Francis Richard

Par Le bureau de l'AECSPL - Publié dans : Revue de Presse
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 00:03

 

La lutte contre le chômage arrive largement en tête des thèmes prioritaires des Français (76%) pour les mois qui viennent, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France. Outre la lutte contre le chômage (59% en août 2011), la lutte contre la précarité (56%, +11) et le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat (58%, +7) sont les thèmes qui gagnent de l'importance auprès des Français depuis l'été.

A deux mois de l'élection présidentielle, la question de la réduction de la dette publique gagne aussi du terrain (57%, +7), au même niveau que la santé (57%, -2) et l'éducation (57%, +2), note l'Ifop. La lutte contre la délinquance (47%,-3) et la maîtrise du niveau des impôts (41%,+8) sont aussi des thèmes, à un niveau moindre, tout à fait prioritaires alors qu'"en bas du tableau émergent la protection de l'environnement (30%,-1) et l'amélioration de la situation dans les banlieues (29%,-4)".

Les sympathisants de gauche accordent le plus d'importance à la lutte contre le chômage (81%), puis à la précarité (69%) et à l'éducation (69%). Les sympathisants UMP "priorisent eux-aussi la lutte contre le chômage (73%) mais avant tout la réduction de la dette publique (77%, +20 par rapport à l'ensemble de la population)", selon l'Ifop. De leur côté, les sympathisants du Front national font de la lutte contre l'immigration leur priorité numéro 1 (89%).

L'immigration clandestine est un sujet de premier ordre pour la moitié des catégories populaires (49%) contre seulement un tiers (33%) chez les catégories socio-professionnelles supérieures.

Sondage Ifop réalisé en ligne du 14 au 17 février auprès d'un échantillon de 992 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Article trouvé sur le site du Figaro 

 

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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 10:28

Voici la première partie d'un article capital d'Axel Arnoux, paru dans le bulletin trimestriel "liberté économique et progrès social" n° 131 d'avril 2010, publié par l'ALEPS.

 

Tellement capital, à nos yeux, que nous l'avons rendu doublement accessible (et dans son intégralité) sur le site de l'AECSPL :

- dans le menu "Thèmes favoris", sous-menu "Feuille de paie vérité et salaire complet" ;

- dans le menu "Vidéos, audios, articles", sous-menu "Articles de fond".

 

Nous remercions vivement l'auteur de nous avoir autorisés à reproduire cet article, qui est un fort stimulant pour introduire le bulletin de salaire complet dans un maximum d'entreprises. Nous sommes tout à fait d'accord avec l'auteur : "Le salaire complet : une arme capitale dans le combat pour la liberté"

 

 

 

 

Axel ARNOUX

Le salaire complet

 

 

 

 

 

 

 

Le salaire complet repose sur les principes, méthodes et valeurs suivants :

1) C'est l'addition du salaire net actuel effectivement payé et des parts salariales et patronales, ce qui donne, au total, une somme presque deux fois plus élevée que celle que chacun reçoit.

2) C'est la reconnaissance juridique des droits de propriété des salariés sur la valeur complète de leur travail.

3) C'est la présentation d’un bulletin de paie avec tous les prélèvements sociaux fusionnés selon les catégories (retraite, maladie, chômage, allocation familiale, logement, transport, nourriture…), soit quinze lignes contre plus d'une centaine sur le bulletin de paie conventionnel. Cette présentation permet de connaître les impôts « sociaux » et autorise une corrélation avec les diverses prestations/redistributions actuellement réalisées par les monopoles. Cela revient à restaurer en partie le système de prix et donc à réduire nos ignorances.

4) C'est la présentation d'un calcul actuariel sur les retraites (comparaison entre système par répartition collective et système par épargne individuelle tant au niveau des capitaux accumulés en x années de carrière que de leur rendement réel, ainsi que les pensions futures.

5) C'est la tentative de mise en concurrence ouverte de tous ces monopoles avec comparaison des prix et qualités sur un marché mondial et sous réserve de fiscalité et de réglementations. Ce qui revient à une restauration des droits fondamentaux des consommateurs (Accès aux informations et libre choix de ses assureurs).

6) C'est la ferme volonté de favoriser  la souveraineté des individus et leur naturelle autonomie en matière de revenus et d'échange libre. Grâce au salaire complet, tous les salariés comme les entrepreneurs peuvent reprendre le contrôle de toutes ces caisses et analyser leur efficacité tant pour eux-mêmes que pour leur famille et leurs proches.

7) C'est la volonté de dépolitiser et désyndicaliser un pays embourbé dans ses corporatismes égoïstes et corrompus à  l'origine des difficultés industrielles que nous connaissons par « overdose » de prélèvements et de réglementations (les « fameuses » régulations économiques).

8) C'est la séparation logique de ce qui est du ressort de l'économie et de ce qui est du ressort de la solidarité/générosité (fondations privées et système fiscal public si besoin).

9) C’est l’exigence minimum que toutes les caisses de ces filières présentent une comptabilité en « droit constaté » avec un audit annuel par un CAC indépendant comme toutes les entreprises du secteur privé (déclarations fiscales et  publication officielles incluses) !

10) C’est encore, pour l’ensemble des  filières médicales , hospitalières , et pharmaceutiques ,  leur sortie définitive de la bureaucratisation  et soumissions à tous les systèmes  collectifs par la restauration des  libertés d’entreprendre et le rétablissement des libres prix en leurs domaines . Cette sortie est rendue possible par l’ouverture à la concurrence.

 

Avec les points qui précèdent, le salaire complet fait disparaître les notions bureaucratiques et politiques de "charges salariales et patronales " et fait apparaître ces prélèvements comme étant un premier impôt sur les revenus prélevés à la source et toujours payé à l'origine par les clients (dont vous et moi). Ce concept n'a rien à voir avec la notion politique et paritariste de "bulletin de paie supposé vérité" et qui sur le fond continue à entretenir cette notion marxiste de  la lutte des classe dont le seul résultat aura été de protéger et entretenir les pouvoirs du « tout collectif » ! 

 

 

 

Le bulletin de salaire « complet »

 

 

Tous les vrais revenus du travail et tous les prélèvements dits "sociaux" sont complètement inclus dans ce bulletin et très logiquement présentés. Tout redevient alors compréhensible.

 

Supposons un jeune couple parisien où chacun gagne 2.000 € bruts par mois. Les chiffres ci-après ne prennent pas en compte l'impôt sur le revenu, ni la TVA, ni les éco-taxes (si jamais tous les revenus étaient consommés). En revanche, ils prennent en compte la CSG, la CRDS et fusionnent bien sur les parts salariales, les parts patronales et connexes prélevées à la source.

 

Les chiffres ci-dessous ont été arrondis pour faciliter la lecture. Dans notre exemple, le salaire net payé sera proche de 1.600 € par mois et par personne, tandis que le salaire complet sera proche de 3.200 €, soit 6.400 € à deux (à peu près 42.000 francs par mois) avec les charges sociales et les autres prélèvements obligatoires actuels. Nous dressons le bulletin de salaire complet :

 

 

 

SALAIRE COMPLET (en €)

Mensuel

Annuel

Annuel

(couple)

3.200

38.400

76.800

SECURITE SOCIALE

 

 

 

assurance retraite (voir ci-après)

610

7.320

14.640

assurance risque maladie

490

5.880

11.760

assurance risque accident travail

26

312

624

impôt allocation familiale

110

1.320

2.640

 

HORS SECURITE SOCIALE

 

 

 

assurance pertes  revenus (chômage)

150

1.800

3.600

impôt formation

40

480

960

impôt logement

20

240

480

impôt transport

80

960

1.920

médecine (une visite par an, en camion)

6

72

144

chèque déjeuner

35

420

840

 

TOTAL des charges et impôts

1.567

18.804

37.608

 

Net payé avant impôt sur le revenu

1.633

19.596

39.192

 

(Calcul effectué à partir d'un salaire brut de 2.000 € par mois et arrondi).

 

 

On notera le coût exorbitant de l'assurance maladie (€ 11.760 par pour un couple) comparativement à des fournisseurs concurrentiels (3 à 4.000 € par an pour une famille de 4 à 5 personnes). Pour un couple de cadres gagnant le double ou le triple, l’assurance maladie coûtera deux ou trois fois plus cher.

 

Ce premier  exemple fait comprendre que le système français de prix et de contrat est faussé. Nous pouvons d’ailleurs remarquer que la médecine du travail (monopole par département ) facture en moyenne € 72 la consultation en camion contre € 22 chez un médecin généraliste dans son bureau  . Mais il est vrai que ces € 22 sont tout aussi faux en termes économiques que les € 72 : ce sont des prix administratifs qui sont la conséquence des monopoles ou des réglementations.

 

 

Les filières dites « sociales »

 

 

Rappelons que ces filières dites « sociales » produisent des services et de ce fait sont comparables aux productions d’assurance, de pain ou de véhicules… C’est, en sciences économiques, le principe de l’équivalence des « objets ». On n'oserait imaginer un prix de la baguette de pain ou de la voiture  proportionnel aux salaires ! Et pourtant, telle est cette réalité pour les filières dites « d’assurances sociales », qui sont de plus obligatoires ! C’est un peu comme si le système considérait que se nourrir et se déplacer sont moins importants que s'assurer contre les aléas de la vie. Par ailleurs : quid des désirs des personnes quant à l'allocation de leurs propres ressources selon leur choix ? Je vous laisse juge !

 

Et une fois encore, tout cela n'empêche pas de porter secours à celui ou celle qui serait sans travail ou handicapé. Avec ce projet, il s'agit de bien faire les comptes, et de respecter les contribuables.

 

La première obligation qui nous est due est de nous révéler le montant exact de nos impôts. Le salaire complet le fait apparaître ! Bien sûr, le libéral que je suis considère que la liberté, la propriété et la responsabilité individuelle favorisent spontanément la multiplication des richesses, leur libre exercice, leur redistribution spontanée via les évolutions positives des  carrières et des rémunérations, et donc la réduction de la pauvreté. Et si jamais votre patron n'est pas correct avec vous, alors changez-en comme vous changeriez de chemise (et cela lui servira de leçon). Encore faut-il qu’il y ait assez d’entreprises donc d’entrepreneurs, pour qu’on puisse en changer facilement ! Ce qui n’est pas le cas en France.

 

 

Le calcul actuariel des retraites

 

 

Revenons à ce couple. On supposera que tous les deux travailleront 41 ans soit 492 mois de cotisations. Chacunplacera, dans le cadre du salaire complet, € 610  par mois sur un compte d'épargne privée, rémunéré à 3% avec un taux composé mensuellement, et dédié à leur future retraite. Ce taux de 3 % est faible par rapport à la moyenne de 4,5% constatée sur les 25 dernières années. On supposera qu'ils prendront leur retraite à l'âge de 62 ans, pour une durée de 25 ans. Ainsi, chacun d'entre eux se retrouvera avec un capital de plus de € 550.000 soit € 1.100.000 à eux deux (hors incidence de la fiscalité).

 

Aux mêmes conditions financières que précédemment, ils souhaiteront recevoir une rente, au terme de leur plan d’épargne retraite. Selon nos hypothèses, cette rente durerait 25 ans et chacun recevrait net  plus de € 2.500 par mois (hors incidence de la fiscalité). Il convient ici de déduire une assurance maladie, régime de base et régime complémentaire, sauf spécificités contractuelles et assurancielles des fournisseurs concurrentiels en la matière. Il leur resterait, dans tous les cas, net plus de € 2.000 par mois et par personne.

 

Il convient aussi de signaler qu'en cas de malheureuse disparition avant cette moyenne d'âge, le capital épargné sera alors transmis à qui de droit selon le choix des intéressés, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui en France.  En effet, actuellement, aucun capital n’est épargné dans le cadre de notre système communisé (les cotisations de l'année "permettent" le paiement des retraites de cette même année).

 

Un dernier point : sur la base d’un salaire net payé de € 1633 par mois aujourd’hui, la retraite mensuelle future de la répartition collectiviste devrait se situer, dans les années 2050, en valeur actuelle, entre 850 à 1.100 € (sans changement de la fiscalité ni effondrement du système de retraite).

On notera que c’est la génération suivante (piégée par le système) qui devra payer ces retraites si cela lui est encore possible !  Mais vraisemblablement, elle préférera passer au principe de l’épargne et aux techniques de capitalisation. Et cela permettra une augmentation des capitaux et une croissance économique plus rapide.

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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 11:07

L'Expansion.com -  22/04/2010 09:46:00 

 

Le projet de loi sur le dialogue social dans les très petites entreprises se contente d'en ouvrir la possibilité, révèlent Les Echos. Cette reculade serait due au lobbying du Medef et de la CGPME.

Le ministre du Travail Eric Woerth a finalisé le projet de loi sur le dialogue social dans les TPE, révèlent Les Echos jeudi 22 avril. Le quotidien économique s'est procuré le texte qui va être transmis au Conseil d'Etat et devrait être examiné au Parlement avant l'été.

Le projet de loi ne rend pas obligatoire (comme cela été envisagé) la création, de "commissions paritaires pour les TPE", instances de dialogue social formalisé pour les entreprises de moins de 11 salariés. Il se contente d'en ouvrir la possibilité, par accords de branche.

"Charge alors aux partenaires sociaux d'y définir l'architecture des commissions (par départements, régions ou bassins d'emploi, déclinées par métiers ou non, etc.) et leurs rôles précis, sachant qu'elles n'auront pas vocation à signer des accords mais à veiller à leurs diffusion et application", expliquent Les Echos.

Selon le journal, cette reculade du gouvernement serait due à "l'intense lobbying du Medef et de la CGPME ces dernières semaines". Au grand dam des syndicats, "qui misent sur ces commissions pour conquérir progressivement les déserts syndicaux des TPE", explique le quotidien, ou encore de l'UPA (patronat de l'artisanat), très attaché à la mise en oeuvre obligatoire du dialogue social.

Le projet de loi redéfinit également le mode de scrutin des élections syndicales : les salariés des TPE seront appelés à voter tous les quatre ans, par vote électronique ou par correspondance. Le poids de chaque syndicat dans les commissions paritaires sera fonction des résultats obtenus.

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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 10:44
 




Éric Woerth à l'Élysée après le conseil des ministres du 14 avril. Crédits photo : AFP


Le ministre du Travail a envoyé hier après-midi aux partenaires sociaux le projet de loi sur le dialogue social dans les très petites entreprises.

Éric Woerth a tenu les délais. Comme son prédécesseur Xavier Darcos s'y était engagé, le nouveau ministre du Travail a envoyé mercredi après-midi le projet de loi sur le dialogue social dans les très petites entreprises aux membres de la Commission nationale de la convention collective et du Conseil supérieur de la prud'homie. Ce texte, qui doit encore être validé par le Conseil d'État avant d'être présenté le 12 mai en Conseil des ministres, fixe les conditions de la mesure de l'audience des syndicats dans les TPE (très petites entreprises, moins de 11 salariés). Une condition nécessaire pour éviter tout risque que la loi du 20 août 2008 définissant les nouveaux critères de représentativité syndicale ne soit jugée anti-constitutionnelle, car excluant de son champ plus de 4 millions de salariés - ceux des TPE, précisément.

«Nous nous sommes appuyés sur la lettre que nous ont adressée fin janvier l'Union professionnelle artisanale (UPA) et quatre syndicats de salariés (CFDT, CGT, CFE-CGC et CFTC)», précise-t-on au ministère du Travail.

Ce projet de loi traite de «trois grands sujets». Primo, pour mesurer le poids des différents syndicats dans les TPE, il instaure dans les entreprises de 10 salariés et moins une consultation au niveau régional tous les quatre ans à partir de fin 2012. «Le scrutin a lieu par voie électronique et par correspondance», précise le texte. Il concerne tous les salariés des TPE, à l'exception de ceux de l'agriculture dont les résultats aux élections des Chambres d'agriculture seront pris en compte. Les salariés voteront pour un syndicat (vote «sur sigle») et non pour une liste de personnes, au grand dam de la CFDT, pour qui « les salariés ont le droit de choisir nommément leurs représentants ».

Deuzio, le projet de loi insitue des «commissions partitaires régionales», et éventuellement locales et dpératementales, dont le rôle sera d' «assurer le suivi et l'application des accords collectifs» et d'«apporter une aide en matière de dialogue social pour les salariés et les employeurs ». Une façon, donc, de permettre aux syndicats de mettre un pied dans les TPE, où le personnel ne dispose pas de représentants. L'UPA a obtenu que ces commissions conseillent également les employeurs, souvent demandeurs car ne disposant pas de DRH suceptibles de les guider dans les méandres du code du travail. Mais la création de ces commissions est facultative, précise le texte du gouvernement : elle devra être décidée par accord de branche. Ce que la CFDT déplore également.

Tertio, le gouvernement reporte de deux ans la date des prochaines élections prud'homales qui auront lieu, au plus tard, à la fin 2015 et non en 2013. «Il y a beaucoup d'élections début 2014 et on veut aussi se laisser le temps d'analyser les recommandations du rapport Richard», justifie un collaborateur d'Éric Woerth.

 

«Ce n'est pas la priorité»

Le rapport Richard, qui doit être dévoilé dans les prochains jours, doit proposer de nouvelles modalités de «désignation» des juges prud'homaux. L'une des pistes envisagées serait d'en supprimer l'élection pour passer par une nomination des conseillers basée sur le poids de chaque centrale syndicale au niveau national. Repousser de deux ans l'élection a ainsi l'avantage de laisser le temps nécessaire aux pouvoirs publics de pouvoir mesurer le poids de chaque centrale selon les nouveaux critères de représentativité (ne seront représentatifs que les centrales qui, au niveau national, auront une audience supérieure à 8%).

Si l'UPA a poussé à la rédaction d'une loi sur le dialogue social dans les TPE, le Medef et la CGPME n'en veulent pas. «Ce n'est pas la priorité», n'a cessé d'indiquer Laurence Parisot, la présidente du Medef, depuis plusieurs mois. Plus directe, la CGPME dénonce un gouvernement qui « force la porte des TPE pour y faire rentrer les syndicats». Ces deux organisations patronales ont pourtant signé la « position commune» sur la représentativité syndicale qui a débouché sur la loi d'août 2008 et qui renvoyait la mesure de l'audience dans les TPE à de futures négociations. Négociations que le Medef et la CGPME ont ensuite refusé d'ouvrir.

 


Rédigé le 23 avril 2010 9:50  -  Lien permanent

 

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